La loi

La prostitution des mineur•e•s est interdite sur tout le territoire de la République.

La ou le mineur·e prostitué·e est une victime, qui doit être protégé•e :

Tout•e mineur•e prostitué•e, même occasionnellement, est en danger et relève de la protection du juge des enfants au titre de la procédure d’assistance éducative.

Le client est coupable, et donc condamnable :

Le fait de solliciter, d’accepter ou d’obtenir, en échange d’une rémunération ou d’une promesse de rémunération, des relations de nature sexuelle de la part d’un mineur, y compris de façon occasionnelle, est puni de trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.

Le proxénète aussi est coupable, et donc condamnable :

Le fait, par quiconque, de quelque manière que ce soit, d’aider, d’assister ou de protéger la prostitution; de tirer profit de la prostitution d’autrui; d’embaucher, d’entrainer ou détourner une personne en vue de la prostitution ou d’exercer sur elle une pression pour qu’elle se prostitue ou continue à le faire, est puni de 10 ans d’emprisonnement et 1500000 euros d’amende lorsqu’il est commis à l’égard d’un mineur. Il est criminalisé lorsque les victimes ont moins de 15 ans.

Le 13 avril 2016, la France a adopté une loi qui reconnait que la personne prostituée est une victime de la violence du client, qui est coupable d’une infraction.

La personne prostituée peut être aidée, et l’éducation à la citoyenneté doit lutter contre la marchandisation des corps.

Tout acte sexuel commis avec violence, contrainte, menace ou surprise est interdit par la loi et sanctionnée pénalement.

La contrainte suppose l’existence de pressions physiques ou morales. Par exemple, elle peut résulter de l’autorité qu’exerce l’auteur sur la victime.
La menace peut être le fait pour l’auteur d’annoncer des représailles en cas de refus de la victime.
Il y a recours à la surprise lorsque par exemple la victime était inconsciente ou en état d’alcoolémie.

Les violences sexuelles portent atteinte aux droits fondamentaux de la personne notamment à son intégrité physique et psychologique

Elles sont l’expression de la volonté de pouvoir de l’auteur qui veut assujettir la victime. Le responsable de l’agression sexuelle en est l’auteur, quelles que soient les circonstances de la violence sexuelle (jupe, alcool, …). Ce qu’il a fait est d’autant plus grave si c’est ton oncle, ton patron, ton prof, ta mère, ton copain ou ton ex, si tu l’as rencontré sur internet, si tu es mineur·e, si tu es en situation de prostitution,…

VIOL

Pénétration sans consentement de la bouche, vagin, anus, par le sexe, le doigt, un objet

AGRESSION SEXUELLE

Tout autre acte à caractère sexuel sans pénétration (un baiser «volé», une main aux fesses, …) mais aussi le fait de contraindre une personne à se livrer à des activités sexuelles avec un tiers.

  • ça n’arrive pas qu’aux autres : 16% des femmes et 5% des hommes déclarent avoir subi des viols ou des tentatives de viols au cours de leur vie. 1 jeune femme sur 10 de moins de 20 ans déclare avoir été agressée sexuellement au cours de sa vie.
  • Les auteurs sont souvent des proches: 74 % des viols sont commis par une personne connue de la victime
  • Si tu es victime d’agression sexuelle ou de viol, ce n’est pas de ta faute. Tu as des droits, tu peux porter plainte, des personnes sont là pour t’aider!

source : www.haut-conseil-egalite.gouv.fr

Les adultes doivent respecter et garantir les droits des enfants

La Convention internationale relative aux droits de l’enfant est le traité relatif aux droits de l’homme le plus largement ratifié de l’histoire (193 États). Elle a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée générale des Nations unies le 20 novembre 1989. En la ratifiant, les États s’engagent à respecter un code d’obligations contraignantes envers leurs enfants. Elle comprend 54 articles qui définissent l’ensemble des droits de l’enfant, et notamment :